Ordre de Malte / Ordine di Malta - Historique
1230-1249
-1231, Syrie : en vertu d'un accord signé avec le prince d'Antioche Bohémond IV, les Hospitaliers renoncent à une partie de leurs terres mais conservent la ville de Gibelet (Djebail), le château de La Vieille et le domaine de Cellorie.
-1233, Syrie : une décision papale oblige les Templiers à respecter une trêve conclue par les Hospitaliers de Gibelet avec le sultan d'Alep.
-1236, Palestine : alliés au sultan de Damas et réunis devant Gaza, les chevaliers chrétiens ne parviennent pas à repousser les assauts des troupes du Caire à la bataille de Corasmins. Elu en 1231, le grand maître des Hospitaliers, Guérin Lebrun, est sans doute fait prisonnier par les Egyptiens, tandis que son homologue des Templiers est tué au cours des combats. Il est aussitôt remplacé par Bertrand de Comps, auquel succédera Pierre de Vieille-Bride en 1240.
-1242, Palestine : Guillaume de Châteauneuf devient grand maître des Hospitaliers. En 1249, il est chargé d'accueillir la septième croisade. Après la défaite du siège de la citadelle de Mansourah puis de la bataille de Fariskur en 1250, c'est cependant l'Ordre des Templiers qui versera le paiement d'une rançon afin d'obtenir la libération du roi Saint-Louis, fait prisonnier par les musulmans et relâché pour repartir en France en 1254.
-1244, Palestine : la citadelle de Jérusalem est prise par le sultan d'Égypte et des Turcs, les Khwarezmiens (Chorasmiens). La ville est définitivement perdue pour les chrétiens. Les survivants se réfugient à Gaza et sont de nouveau défaits à la bataille de La Forbie. Les Hospitaliers de Jérusalem doivent donc se replier sur le royaume Saint-Jean-d'Acre, qui est réduit à une bande côtière. Fait prisonnier, le grand maître Guillaume de Châteauneuf est temporairement remplacé par un lieutenant, Jean de Ronay, jusqu'à la libération générale des détenus chrétiens en 1250.
-1247-1258, Palestine : retranchés sur Saint-Jean-d'Acre, où ils ont construit un petit hôpital en dehors des murailles de la ville, les Hospitaliers ne parviennent pas à défendre Ascalon, dont la perte met un terme aux espoirs de reconquête de l'arrière-pays et de Jérusalem depuis Gaza. Jean de Ronay, leur lieutenant en l'absence de Guillaume de Châteauneuf, est ensuite défait et tué en 1250 lors de la bataille de Mansourah, qui visait à s'emparer de Damiette pour contrôler le Nil et défaire la puissance égyptienne. A Saint-Jean-d'Acre, les Hospitaliers n'échappent pas non plus aux querelles qui opposent leurs alliés, les Génois, contre les Vénitiens, soutenus par les Templiers et des chevaliers teutoniques. Dans les environs, ils achètent cependant plusieurs domaines à Eskas près de Naplouse en 1244, à Capharbole et Labores en 1252-1253, à Robert dans le diocèse de Nazareth en 1254, à Damor et Chatillon en Césarée en 1255, dans la ville d'Acre à Rabat en 1256 et, enfin, à La Maroenie, Hanouf et Daraya autour de Sidon en 1257-1258. Agissant comme une sorte de société de sécurité privée, l'Ordre réclame également des indemnités pour l'entretien de la forteresse d'Ascalon, qui lui avait été confiée en 1243 et qu'il a perdu quatre ans après.
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