Ordre de Malte / Ordine di Malta - Historique
1270-1289
-1270, Palestine : un amendement revient sur les statuts de Margat qui, en 1203-1205, avaient autorisé des roturiers à devenir chevaliers. La noblesse consacre ainsi sa mainmise sur une chevalerie religieuse et hospitalière qui se distingue du système féodal nécessitant un adoubement par un prince séculier. Au fil du temps, ce sont surtout les cadets sans héritage qui vont s'engager dans l'Ordre. Les Hospitaliers recrutent de plus en plus jeunes car l'ancienneté est le critère esssentiel de la promotion de leurs chevaliers.
-1271, Syrie : attaqué treize fois depuis 1115, le krach des Chevaliers finit par tomber entre les mains de ses assaillants et les Hospitaliers évacuent la place.
-1274, France : les prélats réunis au concile de Lyon évoquent l'éventualité d'une fusion entre les Hospitaliers et les Templiers, deux ordres jalousés pour leur richesse, leurs privilèges et leur indépendance. Reprise en 1295, l'idée n'aboutit cependant pas, entre autres du fait de l'opposition des rois d'Espagne, qui craignent qu'une telle démarche les oblige à renoncer à leurs trois ordres militaires : Saint Jacques de Compostelle, Calatrava et Alcantara.
-1277, Palestine : Nicolas de Lorgne, qui succède à Hugues de Revel, devient grand maître de l'Ordre. Il est le premier à prendre officiellement un tel titre à la suite d'une autorisation accordée par un bref du pape Clément IV en 1267. A l'époque, il est convenu que seuls les chevaliers de plus de dix-huit ans, résidant depuis trois ans au couvent et ayant effectué au moins trois campagnes contre les Infidèles seront habilités à élire leur supérieur à vie. Les collèges électoraux sont par ailleurs tenus de se réunir dans un délai maximal de trois jours après le décès du grand maître en exercice, ceci afin d'éviter les interférences de la papauté.
-1281-1293, Arménie : depuis la Syrie, les chevaliers de l'Ordre envoient des troupes secourir le roi d'Arménie, attaqué par les Turcomans. En 1293 après la perte de leurs dernières possessions en Terre Sainte, le pape Nicolas IV ordonnera également aux Hospitaliers basés à Chypre d'armer des galères pour aller défendre les côtes turques du royaume d'Arménie.
-1285, Syrie : assiégés, les chevaliers de l'Ordre se rendent et perdent leur dernière place forte de la région, Margat. Le château de Maraclée suit peu après, contraignant les Hospitaliers à se retirer autour de Tripoli sur la côte de l'actuel Liban.
-1289, Liban : assiégés, les chevaliers de l'Ordre perdent Tripoli puis les châteaux de Néphin et Batroun.
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