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Ordre de Malte / Ordine di Malta
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Historique

Ordre de Malte / Ordine di Malta - Historique




1420-1459


-1426, Chypre : les Hospitaliers participent à la défense du dernier royaume chrétien de la région, attaqué par les Egyptiens. Elu en 1421 à la suite de Philibert de Naillac, le grand maître de l'Ordre, Antonio de Fluvian de La Rivière, doit alors verser une rançon pour obtenir la libération du roi Janus de Lusignan.
 
-1428, Italie : une bulle du pape Martin V exempte les Hospitaliers des taxes extraordinaires qu'il vient d'imposer au clergé et aux ordres militaires.
 
-A partir de 1437, Grèce : Jean de Lastic devient grand maître de l'Ordre à Rhodes. Sous son magistère, les Hospitaliers sont conduits à signer un traité de paix avec le sultan ottoman Mûrad II en 1450. En théorie, les deux puissances acceptent de renoncer à la " course ", c'est-à-dire de se livrer à la piraterie. Mais en pratique, elles continuent de pourchasser les navires ennemis pour en piller la cargaison. Cette forme de " paix armée " perdure avec les successeurs de Jean de Lastic, le Français Jacques de Milly en 1454, le Catalan Raimundo Zacosta en 1461 et l'Italien Giovanni Battista Orsini en 1467.
 
-1440, Grèce : pour punir les Hospitaliers d'être venus à la rescousse du roi de Chypre en 1426, le sultan d'Egypte assiège Rhodes en 1440 et revient à la charge en 1444. Ses assauts sont à chaque fois repoussés.
 
-1447, Italie : une bulle du pape Nicolas V confirme la suzeraineté du grand maître de l'Ordre à Rhodes.
 
-A partir de 1450, Grèce : face aux assauts des Mamelouks d'Egypte, les Hospitaliers de Rhodes perdent l'île de Megísti, qu'ils avaient acquise en 1306. En 1479, ils abandonnent également l'îlot de Limonia en raison du manque de ressources en eau potable.
 
-1453-1458, France : à la fin de la Guerre de Cent Ans, les commanderies hospitalières contribuent au repeuplement des campagnes en sécurisant les routes, en fournissant des soins de santé et en créant des lieux d'asiles appelés sauvetés ou salvats. Dans le nord de la France, cependant, les destructions sont telles qu'elles obligent à réduire le nombre de commanderies pour regrouper et viabiliser les domaines dont il faut supporter le coût de la reconstruction.
 
-A partir de 1454, Grèce : le grand maître Jacques de Milly commence à renforcer les procédures d'admission et de certification des chevaliers afin de faire face à la fragmentation et à l'hétérogénéité grandissantes de la noblesse européenne. Il introduit ainsi des amendes pour sanctionner les parjures et prévoit de punir les imposteurs en les dégradant au rang de frères servants, une position qui ne requiert pas de titres de noblesse. A l'occasion d'une réforme des statuts de l'Ordre en 1489, un de ses successeurs, Pierre d'Aubusson, oblige aussi les cadets à prouver leur appartenance à la noblesse. Des procédures d'enquête se mettent progressivement en place tandis que les recrutements écartent d'emblée les candidats qui ne sont pas chrétiens et qui n'ont pas une bonne forme physique.
 
-1455, Grèce : à l'initiative des Italiens, un chapitre général étend à tous les aspirants le principe de mener des enquêtes sur leurs titres de noblesse avant de les admettre dans l'Ordre avec le rang de chevalier. Une règle de 1558 précise que les investigations doivent désormais être menées sur le lieu de résidence et pas seulement la région d'origine des candidats, une exigence qui n'est pas sans poser des problèmes de juridiction.